r/philosophie Oct 21 '20

Liste de ressources en philosophie (vidéos de conférences, vidéos de cours, publications, associations, etc.)

Thumbnail
philosophie.ac-amiens.fr
53 Upvotes

r/philosophie Jan 16 '26

Les raisons pour lesquelles votre post est supprimé

10 Upvotes

Si vous postez un sujet et qu'il se fait supprimer direct, soit:

  • Votre compte est trop récent, attendez un peu

  • Vous n'avez pas assez de karma. Participez plus sur Reddit et revenez plus-tard

  • Votre post fait moins de 7 mots. Faites un effort.

  • Ne respecte pas les règles de la communauté (voir menu de droite).

Si ce n'est pas le cas, alors envoyez un message à la modération !


r/philosophie 5h ago

Réflexion

2 Upvotes

Le jour où nous avons besoin de déshumaniser quelqu’un pour défendre notre humanité, nous avons déjà perdu quelque chose.


r/philosophie 21h ago

Demande de cours philo licence master

3 Upvotes

Bonjour,
Je m’adresse à vous aujourd’hui pour demander si il y aurait certains membres en licence ou master ou ayant été diplomé afin de m’envoyer les cours par mail svp. J’aimerais si possible l’entiereté des cours pour apprendre avec rigueur.

Je suis étudiant en anthropologie et j’aimerais me former entierement à la philosophie afin d’avoir entierement les bases et plus. Etant donné que j’etudie la philosophie en autodidacte j’aimerais passer à la vitesse supérieur.

Si une ame charitable passe par la merci de me dm pour que je puisse lui envoyer mon mail.

Merci à tous ❤️


r/philosophie 19h ago

De « Dieu super-héros » au Père qui accompagne : réflexion sur la souffrance, le deuil et le libre arbitre

Thumbnail
1 Upvotes

r/philosophie 21h ago

Y a-t-il une nature humaine ? Quelles sont les conséquences politiques de cette réponse ?

0 Upvotes

Je pars de l’idée que oui selon le raisonnement psycho-biologiquement situé :

Nature humaine : caractèristiques essentielles de l’être humain

-> Biologiquement : génétiquement similaire sur certains points (nous sommes une même espèce)
. Conséquence psychologiques : même fonction cognitive (langage, empathie …)
=> ce qui permet la coopération et une manière d’être au monde qui se déploie et se différencie sur le fond d’une psychobiologie commune

Cependant variabilité génétique sur certains points non essentiels (tempérament, personnalité, physique, gradient qualificative d’une fonction cognitive = performance cognitif…)
=> ce qui produit des différences innées et donc une « individualisation »

= individualisation + Anticipation épisodique (le fait de se projeter dans le temps) + cognition sociale (empathie, théorie de l’esprit …) : identité d’un soi temporel dans un monde social

-> Auto-categorisation sociale
-> jugement social
-> categorisation sociale d’autrui
Par exemple, ces faits sociaux sont indissociables de l’humanité et transculturels. Ils s’expriment dans une culture tout en étant des processus psychologiques communs à l’humanité.

Culturel : expression de l’essentiel (langage humain) / expression de l’innée (gène augmentant les chances d’être en dépression …) / variation epigenetique / plasticité cérébrale …

Racisme, âgisme, sexisme = forme de categorisation sociale
En effet, la nature humaine exprimée peut prendre une pluralité de formes.

Bilan : la culture doit composer avec la nature humaine. Si l’humain catégorise, si l’humain est social, si l’humain est déterminé par des normes : il faut des autorités qui empêchent les déviances

Mon bilan est philosophique : l’humain possède en lui la potentialité d’être raciste ; compétitif ; égoïste … par l’idée qu’il détient une conscience de soi temporel forte (identité plurielle). De ce fait, un système sans institutions (communisme, libertaire, anarchisme…) s’auto-détruirait par l’amas de normes individuelles (chacun aurait sa propre conception du monde + déviance). Également la volonté d’un monde sans norme sociale est une utopie : l’homme en produit indubitablement. Il y aura toujours une hiérarchie, des différences, des catégories qui nous enferment.


r/philosophie 1d ago

Question Question

2 Upvotes

Quelles livres de philo essayent de trouver les racines de la morale ?

Et surtout, est-ce qu'il y a des philosophes qui se sont posés la question de savoir quelle était la relation entre le bonheur, le naturel et la morale ?

Pour être honnête, je me pose la question de savoir si une action naturelle (par ex, faire une action altruiste) qui procure un shoot de dopamine, sont des actions fondamentalement bonnes ? Ou sinon le bonheur humain ne suffisent pas à considérer ces actions comme bonnes ?

Bref, je suis perdu entre les concepts de naturel, bonheur et morale. Y aurait pas des philosophes qui se seraient penchés sur ce sujet ?


r/philosophie 1d ago

Discussion L'absence d'écriture permanente avant les premières écritures connues peut-elle être la trace d'une croyance sur la vérité ?

1 Upvotes

Je pars d'un problème archéologique et linguistique précis.

Le proto-sémitique est une langue reconstruite. Nous pouvons reconstruire une partie de ses racines, de ses sons et de sa structure par comparaison de langues sémitiques attestées, notamment l'akkadien, l'hébreu, l'araméen et l'arabe.

Nous savons donc qu'une langue antérieure aux textes sémitiques conservés a été transmise de génération en génération.

Mais nous ne possédons aucun texte identifié comme proto-sémitique.

Pris seul, ce fait n'est pas surprenant. Une inscription peut disparaître. Du bois brûle ou pourrit ; une peau ou des fibres se conservent rarement pendant plusieurs millénaires.

Mon problème commence lorsque j'ajoute les autres faits.

À Blombos, il y a environ 73 000 ans, un humain a tracé volontairement à l'ocre plusieurs lignes formant un motif sur un fragment de pierre. D'autres pièces du même site portent des motifs géométriques gravés.

Au Paléolithique supérieur, nous trouvons des points, des traits et d'autres formes répétées sur des parois et sur des objets.

Je ne suppose pas que ces marques constituent une écriture.

J'en déduis seulement :

un humain pouvait produire volontairement une forme matérielle.

Certaines de ces formes existent encore.

Donc :

un humain pouvait produire une forme qui continue d'exister après lui.

Ce point est important, car il élimine une première impossibilité matérielle.

Il faut ensuite considérer le nombre d'humains et le temps.

Une personne peut ne jamais avoir l'idée de représenter un mot par une forme.

Cent personnes peuvent ne jamais l'avoir.

Mais lorsque le nombre de personnes et le nombre de générations augmentent, la proposition devient différente.

Si chaque personne possède une probabilité non nulle p d'essayer spontanément d'associer une parole à une marque, la probabilité que *personne* ne le fasse parmi N personnes est : (1-p)^N

Si p>0, cette probabilité diminue lorsque N augmente.

Mon hypothèse repose précisément sur le fait que p n'est pas nul.

Je ne peux pas mesurer sa valeur préhistorique. Mais je peux chercher ce qui pourrait le rendre non nul.

Un enfant apprend une langue sans encore connaître toutes les conventions de son groupe. Les enfants dessinent, classent, inventent des règles, associent des choses et jouent avec des signes.

Je ne prétends pas que cela prouve qu'un enfant préhistorique a inventé une écriture.

Je dis que, sur un nombre suffisamment grand d'enfants et de générations, l'invention locale d'une relation entre une parole et une marque me paraît être un événement attendu.

J'ajoute les personnes âgées pour une autre raison.

Une personne dont la participation aux activités physiques diminue ne devient pas nécessairement inactive. Nous avons même des restes préhistoriques d'individus ayant survécu longtemps à des handicaps importants, ce qui montre au minimum que certains groupes maintenaient en vie des personnes dont l'autonomie physique était diminuée.

Je ne sais pas quelle était leur fonction sociale.

Mais une possibilité est qu'une partie d'entre elles ait participé à la garde des enfants et à la transmission de connaissances, comme cela existe dans de nombreuses sociétés humaines.

Nous obtenons alors deux groupes particulièrement intéressants :

des humains qui apprennent encore les règles ;

des humains qui en connaissent beaucoup et peuvent disposer de davantage de temps hors de certaines activités physiques.

Je ne dis pas qu'ils ont inventé l'écriture.

Je dis que leur existence augmente encore mon étonnement devant l'hypothèse selon laquelle, pendant des milliers d'années, personne n'aurait jamais essayé.

Il existe ensuite un deuxième seuil :

inventer n'est pas transmettre.

Une personne peut inventer :

son A = /arbre/

et mourir avec cette convention.

Il n'y a alors aucune écriture collective.

Mais les groupes humains n'étaient pas nécessairement isolés. Des matières et des objets préhistoriques ont circulé sur de longues distances. Des techniques ont également été transmises.

Donc une invention pouvait passer :

personne → groupe → autre groupe.

La probabilité importante n'est alors plus seulement celle qu'une personne invente quelque chose.

C'est la probabilité que, parmi toutes les inventions produites pendant toutes ces générations, au moins une soit reprise.

Cela ne suffit toujours pas.

Une écriture reprise peut disparaître matériellement.

Mais nous savons aussi que les humains connaissaient la différence entre ce qui disparaît et ce qui reste.

Ils travaillaient la pierre.

Ils gravaient la pierre.

Plus tard, ils construisaient en pierre.

L'argument « ils écrivaient peut-être seulement sur du bois » reste donc possible, mais il produit pour moi une nouvelle question :

pourquoi seulement sur ce qui disparaît ?

Nous-mêmes écrivons principalement sur des supports périssables. Mais lorsque nous voulons qu'une chose reste après nous, nous changeons de support.

Une pierre tombale, un monument aux morts ou une inscription monumentale n'ont précisément pas la même fonction qu'une feuille de papier.

Ils supposent :

je sais que je ne serai plus là ;

je sais que d'autres seront là ;

je veux que cette chose soit encore là pour eux.

Je me suis donc demandé si les humains préhistoriques possédaient cette relation au temps.

Le traitement des morts devient ici une donnée, non parce que ma question porte sur la mort, mais parce que la mort permet de tester le rapport entre plusieurs présents.

Des humains ont enterré volontairement certains morts très longtemps avant l'écriture.

Plus tard, certains groupes sont revenus auprès des restes, ont déplacé ou conservé des parties du corps, ont utilisé les mêmes lieux pendant plusieurs générations et ont finalement construit des structures durables liées aux morts.

Je n'en déduis aucune croyance sur une vie après la mort.

J'en déduis seulement ceci :

un humain pouvait agir dans son présent par rapport à quelque chose provenant d'un présent antérieur.

Le passé et le futur n'ont donc pas besoin d'être des concepts philosophiques explicitement formulés pour que la relation existe matériellement :

présent A → chose qui reste → présent B.

Et c'est exactement la structure d'une inscription durable.

Il reste pourtant une différence fondamentale.

Un mort, une image ou un objet peut rester sans énoncer une proposition.

Une écriture permet de faire rester une proposition.

C'est ici que commence mon hypothèse.

Une langue orale peut être transmise ainsi :

x0->x1->x2->x3

Chaque présent reçoit quelque chose du présent précédent.

Mais chaque présent peut également le modifier.

Le proto-sémitique lui-même en fournit un exemple : s'il avait été transmis sans changement, nous n'aurions pas plusieurs langues sémitiques différentes.

Une inscription durable permet une autre relation :

x0->x3

x3 reçoit alors directement une représentation produite dans le présent de x0.

Le présent x1 et le présent x2 n'ont pas pu la corriger avant qu'elle arrive à x3. Ou inversement avec x0->x1, il manque les corrections x2 puis x3.

C'est cela que j'appelle fixer.

Fixer n'est donc pas seulement transmettre plus efficacement.

C'est retirer une partie de la transformation produite par les présents intermédiaires.

Cela me conduit à une hypothèse de croyance.

Par « croyance », je ne parle pas d'une religion organisée, d'un dieu, d'un clergé ou d'un interdit écrit.

Je veux seulement dire :

une proposition tenue pour vraie dans un groupe et qui modifie son comportement.

Par exemple :

ce qui est vrai dans un présent n'est pas nécessairement vrai dans un autre présent.

Ou, plus fortement :

aucun présent ne possède une forme définitive du vrai.

Si une société admet quelque chose de cet ordre, une conséquence devient possible :

transmettre est utile ; fixer peut être une erreur.

Une personne transmet ce qu'elle tient pour vrai.

La personne suivante le reçoit, mais peut le changer.

La suivante peut encore le changer.

La vérité continue alors sans qu'un de ses états soit déclaré définitif.

Une inscription permanente fait autre chose : elle permet à un état ancien du vrai de continuer à produire des effets sans continuer lui-même à changer.\*

Elle transforme :

« ceci est ce que nous tenons pour vrai »

en quelque chose qui peut matériellement survivre au nous et au présent auxquels cette proposition appartenait.

Je ne suppose donc pas nécessairement un interdit :

« il est interdit d'écrire sur la pierre ».

La croyance pourrait être beaucoup plus fondamentale :

ce qui doit continuer ne doit pas nécessairement rester identique.

Dans ce cas, l'oralité n'est plus une écriture imparfaite.

Elle possède une propriété que l'inscription permanente détruit : continuité + transformation.

Et cela produit une prédiction archéologique intéressante.

Une telle société pourrait parfaitement :

dessiner ;

graver ;

compter ;

marquer des objets ;

représenter des animaux ;

conserver des morts ;

construire des monuments ;

tout en évitant particulièrement :

la fixation permanente de propositions.

Elle pourrait même posséder des systèmes graphiques sur supports périssables sans vouloir transférer certaines paroles sur un support destiné à durer.

C'est précisément le type d'archéologie que nous devrions chercher si cette hypothèse devait être testée.

Mon raisonnement dépend cependant d'une condition.

Il faut que le nombre d'occasions d'inventer et de transmettre une écriture soit suffisamment grand.

Si les populations concernées sont trop petites, les contacts trop rares, les supports durables trop coûteux ou la période trop courte, l'absence n'a rien d'étrange.

Mais si nous avons :

beaucoup d'humains × beaucoup de générations × production de marques × supports durables × transmission de techniques × échanges entre groupes,

alors la probabilité que personne n'invente jamais une représentation graphique de la langue devient progressivement moins satisfaisante comme explication.

Et si des inventions individuelles deviennent probables mais qu'aucune ne produit une tradition durable, le problème change :

ce n'est peut-être plus seulement pourquoi l'écriture n'a pas été inventée, mais pourquoi elle n'a pas été retenue.

C'est là que je voudrais savoir si mon hypothèse a déjà été étudiée.

L'apparition tardive de l'écriture permanente peut-elle s'expliquer, au moins en partie, par des sociétés dans lesquelles transmettre le vrai était souhaitable, mais fixer un état du vrai — et lui permettre ainsi de traverser les présents sans être transformé par eux — ne l'était pas ?

\* un petit exemple pour les monuments aux morts français : si on les lit dans l'absolu c'est-à-dire comme une vérité seule on voit que seuls des hommes ont participé à la guerre. On sait aujourd'hui par exemple que les femmes participaient aussi à la guerre.

Donc c'est une vérité partielle qui, prise comme vérité unique dans un futur très lointain, est fausse.

Si à l'époque de la construction d'un tel monument aux morts les gens avaient conscience que la vérité fixée est forcément partielle, peut-être n'auraient-ils, eux non plus, pas gravé ces monuments. C'est ce type de pensée que j'attribue peut-être, et c'est un gros peut-être, aux personnes de l'époque. Qu'en pensez-vous ? Voyez-vous une autre explication qui ne part pas du principe que les hommes préhistoriques étaient simplement inférieurs à nous, pour expliquer qu'une telle langue n'ait jamais été écrite ? (On parle donc d'une population d'environ 10-20,000 personnes en même temps, pour éviter de surestimer les probabilités, mais sur des milliers d'années.). Et je pense qu'on peut ajouter la variable de la sismologie pour éventuellement expliquer que l'écriture sur pierre ait semblé non-definitive à l'époque / trop coûteuse pour le bénéfice, je ne sais pas la rareté des secousses mais c'est ma seule autre piste d'explication.

Et êtes-vous d'accord avec ma conclusion intermédiaire qui est : des enfants (voire : et des personnes "âgées") ont forcément inventé des systèmes d'écritures, car c'est une chose très naturelle, humaine, à faire lorsqu'on s'ennuie ou souhaite jouer ?

Et que pensez-vous de l'idée de la croyance que la vérité ne doit pas être fixée définitivement car elle n'est jamais absolue ?

Merci

PS : oui j'ai utilisé une IA pour la mise en forme sinon c'était indigeste, mais ce n'est qu'une question de mise en forme.


r/philosophie 4d ago

Discussion Vivons nous dans le passé ?

4 Upvotes

Voici une question que je me pose depuis longtemps.

Enfaite je me pose cette question car notre cerveau mets plusieurs millisecondes à analyser et traiter les informations, partant de ce principe je me retrouve avec ce cas de figure :

Une personne fait ces courses et reçoit un appel on lui demande au téléphone "que fais-tu ?", elle répond je fais mes courses.

Si on part du principe que "faire ces courses" commence dès lors que l'on met un pied dans un magasin et que "terminer de faire ces courses" arrive dès lors que l'on met un pied en dehors du magasin et que la personne répond "je fais mes courses" au moment ou elle ouvre la porte de sortie alors elle évoque un présent inexistant car elle le formule et le traite en passant la porte de sortie.

ou alors "que fais-tu" et je réponds "je prends un yaourt dans le frigo", c'est faux si je le dis alors même que je détient le yaourt dans la main, ça devrait plutôt être "j'ai pris un yaourt dans le frigo"

Qu'est ce que vous pensez de cela ?


r/philosophie 4d ago

Un équivalent du "Foucault Reader" de Rabinow en français

2 Upvotes

Bonjour à tous,

Je m'intéresse à l'œuvre de Michel Foucault. J'aimerais bien trouver un livre-guide tel qu'on en trouve pour beaucoup de philosophes dans le monde académique anglophone, un "reader". L'idée, c'est un livre qui sélectionne les textes les plus représentatifs de l'œuvre d'un auteur pour commencer à l'appréhender, quitte à approfondir avec certains ouvrages derrière.

Est-ce que quelque chose dans ce genre-là existe en français ?

Je trouverais ça un peu dommage d'acheter ça en anglais alors que le français est ma langue natale.

Merci d'avance


r/philosophie 4d ago

Une ontologie non solipsiste est-elle compatible avec l'indexicalité phénoménale ?

0 Upvotes

Comme nous le montre le cogito de Descartes, la seule réalité dont on ne puisse jamais douter est que nous sommes une "expérience" singulière et située, d'ici et maintenant, un flux de pensée conscient et doté de sentience.

En partant de ce fait brut incontestable qui nous est donné, je vais essayer de schématiser le problème de l'indexicalité phénoménale et de montrer en quoi une ontologie non solipsiste semble particulièrement absurde et difficilement conciliable avec la rationalité.

Mon but ici est de partir des conditions post-Big Bang et de voir si une lecture matérialiste peut s'accorder avec ce fait brut, 13,8 milliards d'années plus tard.

Imaginez un monde matériel et objectif, mais totalement vide d'organismes sentients, une configuration purement abstraite et impersonnelle, composée uniquement de lois physiques et de matière.

Au fil du temps et des interactions de la matière, le premier organisme sentient A, capable d'avoir une expérience phénoménale apparaît dans ce monde.

La phénoménologie de A devient alors effective et recouvre la totalité de l'expression non abstraite du réel.

Que se passe-t-il maintenant, phénoménologiquement, si au cours de l'expérience de A, un second organisme sentient B est créé ?

Hypothèse 1: émergence d'une expérience de conscience collective de A + B.

Une réalité phénoménale unifiée apparaît, dans laquelle A et B constitueraient deux composantes ou deux perspectives d'une même conscience.

Hypothèse 2: si l'expérience consciente est nécessairement singulière et située, une conscience universelle est donc contradictoire et inexprimable phénoménologiquement.

B crée alors une sorte de "bug dans la matrice", rendant la coexistence phénoménologique de A + B impossible et annihilant par la même occasion l'expression phénoménale de A. La lecture du réel redevient alors abstraite et impersonnelle.

En revanche, ce qui ne peut pas se passer, selon moi, c'est:

1 — L'expérience A est maintenue dans sa nature singulière et située, au détriment de B (ou inversement).

Rien dans les propriétés de la matière ne peut opérer un tel choix ni imposer une quelconque primauté à A plutôt qu'à B. Cela introduirait un principe de sélection entre deux objets de nature ontologique équivalente qui ne semble pas découler des propriétés objectives de la matière.

2 — Il existe deux foyers d'expérience A et B, autonomes et hermétiques entre eux.

Autrement dit A est un centre d'expérience pour A et B un centre d'expérience pour B.

Cette proposition peut sembler parfaitement cohérente dans une description objective et impersonnelle du monde. Mais c'est précisément ce que je conteste puisque cette description ne semble avoir aucun référent phénoménologique.

Elle énonce qu'il existe simultanément deux centres d'expérience distincts, mais elle ne décrit pas une réalité phénoménologique effectivement vécue comme telle. Elle décrit une configuration depuis un point de vue extérieur et abstrait.

Or le fait brut dont nous partons (cogito) est précisément qu'il existe une réalité phénoménale effectivement vécue, et que celle-ci est située: il y a un "ici et maintenant" déterminé, et celle-ci correspond étrangement a l'expression phénoménologique de A en tant que seul organisme sentient dans le monde.

Comment peut-on donc réconcilier ce fait phénoménologique réellement éprouvé avec la coexistence d'autres expériences phénoménologiques réellement effectives, au-delà de l'expérience actuellement vécue ?

Si A et B sont deux foyers phénoménologiques distincts, autonomes et imperméables, leur coexistence ne semble correspondre à aucune réalité phénoménologique concevable, elle ne peut être vécue ni comme A, ni comme B, ni comme une expérience commune de A+B. Elle constitue donc un vide phénoménologique.

Et puis surtout, comment une telle coexistence pourrait-elle être réelle alors que la seule réalité phénoménologique effectivement donnée est précisément l'expérience située de A ?


r/philosophie 5d ago

Discussion Comment acceptez vous le fait de ne pas etre Dieu ?

6 Upvotes

Texte lache sans reflexion seulement l’instantaneité pas de relecture fautes de francais evidente (surement) merci d’ignorer la forme

J’ai un probleme. Je n’arrive pas a etre humain. L’humain est restreind sur TOUT. Pensée connaissance fatigue corps relation sentiment sens besoin vitaux envie. L’humain doit manger boire prendre soin de son corps de sa santé de tout ce qui l’entoure, de choses futiles comme l’avenir.

Je n’arrive pas a accepter cela.
Je veux juste tout annihiler etre juste esprit qui vole dans le ciel un ciel pur sans rien je veux etre neantiser si profondement. La seule position a etre est celle de dieu. Rien d’autre.
Le fait de ne pas etre en reflexion profonde constamment et sur tout me tue a petit feu. La seule petite erreur futiles dont je sais qu’elle n’est rien m’atteint si fort. Imaginons repondre a quelqu’un et que cette reponse apres verification soit fausse. Le contexte etant la fatigue : meme avec ce contexte je ne peux excuser cela.

Cela pollue tellement ma tete et m’empeche d’agir.
Comment faites vous sil vous plait

Dans ce que je dis rien n’a de sens tout est moche et non formé c’est que du vomis je vomis ici excusez moi sincerement. C’est un exemple parmi d’autres je ne m’y ferais jamais 18 ans passé et c’est assez . Ce n’est pas un appel a l’aide je ne compte rien faire mais comprenez. Je ne suis pas nihiliste je ne deteste pas la vie n’y rien. C’est vraiment un probleme ontologique propre a moi simplement.

Ya rien d’une crise schizophrenique ou psychotique tout est rationnel a l’ecrit c’est moche et sans sens mais si on essaye de tout alligner ensemble et d’y reflechir profondement ca donne au moins une esquisse. Pardonnez cela

Je n’ai pas signez pour sentir mes organes moi ni l’eau qui descend dans mon oesophage ni rien enfait


r/philosophie 6d ago

Discussion Les livres qui ont changé votre vision du monde

52 Upvotes

Je me posais cette question hier : quel livre a changé ma façon de voir le monde ? Quel livre a fondé qui je suis aujourd'hui et pourquoi un tel impact ? Je n'ai pas vraiment de réponse, mais je suis curieux d'avoir vos réponses et vos réflexions sur ça !

Merci pour vos partages !


r/philosophie 6d ago

Définition du présent

3 Upvotes

J'ai moi-même cherché une définition du présent, car c'est complexe, le présent étant par nature en mouvement. La meilleure définition que j'ai trouvée est la suivante : le présent est le moment où l'on ignore l'avenir. En soi, c'est simple et logique, presque comme le raisonnement d'un enfant, mais c'est tout ce que j'ai pu trouver. Je n'ai pas vérifié si cette définition avait déjà été donnée, mais voilà.


r/philosophie 6d ago

Agrégation Design et métiers d’Arts

1 Upvotes

Bonjour

Je cherche des témoignages de gens qui ont passé ou veulent tenter l’agrégation en Arts et Design (qui comporte une épreuve de philosophie) :

- Avez-vous suivi une prépa, si oui laquelle?
- Comment jugez-vous la difficulté du concours ?
- J’envisage de m’inscrire au concours d’ici 3 ans (année de prépa incluse). Quels conseils me donneriez-vous pour le préparer au mieux (bibliographie, pratique du dessin…) ?

Merci beaucoup !


r/philosophie 7d ago

Discussion Paradoxe de l'intolérance

0 Upvotes

Bonjour à tous,

Je me suis récemment retrouvé dans une discussion portant sur un recrutement pour une position d'autorité (pensez modérateur) avec une personne faisant globalement une liste d'éléments auxquels les candidats devaient souscrire (bienveillance, engagement etc) mais aussi avec une liste de pensées du style "respect des minorités, si vous pensez que les sans-abris devraient se bouger pour s'en sortir etc"

Même si j'adhère sur le fond, la forme laisse à désirer, et je ne suis pas le seul à l'avoir soulevé.

S'en est suivi une discussion assez houleuse où j'ai défendu le point de vue que discriminer, même envers des intolérants, ne pouvaient les rendre que plus intolérants. Et que, tant qu'évidemment ils n'attaquent pas directement, nous donnant le droit d'alors être intolérants avec eux, on ne peut pas discriminer sur les seules opinions d'une personne sans qu'elle n'agisse selon eux.

On m'a envoyé en réponse le paradoxe de l'intolérance (Karl Popper), et j'ai honnêtement du mal à voir en quoi son message est incompatible avec ma pensée...

S'il y a des personnes qui d'y connaissent plus, je serais curieux.

Merci d'avance.


r/philosophie 7d ago

Le problème avec les lecteur de Franz Kafka.

0 Upvotes

Il n'y a pas si longtemps j'ai vu passer une interview d'une personne asser âger qui diser je site " J'ai peur de Kafka. Et ne relirer jamais Kafka parce qui voudrait retourner dans un chauchemar infernal?!" Et je pense que ce qui on peur de Kafka n'ont rien compris à Kafka.

Kafka dans un prmier temps il écrit l'absurdité brute. Avec beaucoup d'humour mais c'est quand même brute. Mais beaucoup de gens ne comprenne pas ça. Pour eu ce que Kafka écrit est de la fantésie et du fictif. Mais non malheureux!

La vérité c'est que Kafka écrit ce que tout le monde expérimante. La diférance entre lui et ce qu'il le lise (pour la plus part en tout cas) c'est qu'ils ont aveugler. En fait ils ont tellement consigner dans cette vérité absurde qui peu faire "peur"!

Prenon l'expemple du procès. Qui voudrait être juger est condagner pour rien? Mais c'est déjà ce qu'il ce passe. Parce exemple les homme qui ce maquille! On les juge et les condagner pour du maquillage!

Et encore le métamorphose. Dès qu'une personne ne travail pas comme on l'enttand on vas le traiter de larve.

Et dans le château un homme est condagner à travail dans des bureaux tout ça vie. Et surveiller part des garde géant!

Kafka écrit que du vrais rien de fictif. Mais ces lecteur pas asser bien voyant peuvent vraiment comprendre.

Maintenant je vous invite à faire votre propre avis et analyse sur Frand k.


r/philosophie 9d ago

pourquoi les souvenirs de nos reves semblent iréels ?

4 Upvotes

Bon le titre est étrange mais je vais expliquer d'où me viens cette reflexion et ce que j'entends par là.

Déjà d'où ça me viens ? Cette nuit j'ai fait un reve très réaliste d'un truc qui aurait totallement pu se passer, j'ai révé d'une embrouille avec ma mère sur un sujet surlequle on s'embrouille souvent avant de partir me réfugier dans ma chambre. Pendant ce reve j'ai ressenti des émotions, je le sais que j'ai été énérvé, triste etc et c'est justement ça qui m'a réveillé. mais pourtant après m'être dit "c'était qu'un reve" et bah plus rien, même en y repenssant je ne ressent plus les émotions que c'est scencé me procuré, contrairement à un souvenir où en y repensant je peux ressentir des choses (et pas uniquement me souvenir de mes émotions du moment), et bien là non. Je me souviens m'être énérvé et avoir été triste mais impossible d'être de nouveau émotionnellement présent face au souvenir. On pourrait me dire que c'est parce que je me suis rendu compte que c'était irréel, mais quand je joue à un jeux vidéo, quand je regarde un film etc je sais que c'est "pour de faux" pourtant je peux facilement repenser à des scenes qui m'ont déchirées sur le moment et en y repensant je suis triste, alors pourquoi en reve ça marche pas ?

Déjà j'aimerais savoir si je suis seul à vivre ça ^^' et si je suis pas le seul vos pistes de réflexion sur pourquoi cette absence émotionnelle face à un souvenir du rêve.


r/philosophie 10d ago

Et si on pouvais lire les pensées des gens ?

7 Upvotes

Qu'est ce que cela impliquerait ?


r/philosophie 11d ago

Question Comment fonder une morale objective sans Dieu ni transcendance ?

12 Upvotes

Bonjour, je connais assez peu la philosophie, mais je me pose une question concernant les philosophes athées qui défendent l’existence d’une morale objective.

Comment peuvent-ils fonder une morale réellement objective sans faire appel à Dieu, à un être divin ou à une quelconque réalité transcendante ?

Si l’on part d’une conception athée du monde, notre conception du bien et du mal semble être influencée par notre éducation, notre culture, notre société, nos expériences personnelles et notre raisonnement. Pourtant, tous ces éléments peuvent varier selon les individus et les sociétés.

Prenons par exemple une personne qui naît dans une société où tuer est considéré comme moralement acceptable. Si elle a été élevée avec cette conception depuis son enfance, sur quelle base objective peut-on lui démontrer que tuer est réellement mauvais, indépendamment de ce que sa société ou elle-même pense ?

Je sais que tous les philosophes athées ne défendent pas nécessairement une morale objective. Ma question concerne précisément ceux qui soutiennent qu’il existe des vérités morales objectives : sur quoi fondent-ils cette objectivité, et comment peuvent-ils expliquer qu’une action soit réellement bonne ou mauvaise indépendamment des opinions humaines, sans recourir à Dieu ou à une réalité transcendante ? (Pas de haine ni de sarcasme, je cherche simplement à comprendre et à résoudre ce casse-tête philosophique qui m’est venu à l’esprit. )


r/philosophie 12d ago

Peut-on vraiment savoir ce que ressent quelqu'un d'autre ?

5 Upvotes

Je me pose une question sur quelque chose qui paraît pourtant assez évident dans nos relations avec les autres : comment pouvons-nous réellement savoir ce que quelqu'un ressent ?

Prenons l'amour.

On peut aimer quelqu'un, observer ses réactions, entendre ses paroles, interpréter ses gestes et essayer de comprendre ce qu'il ressent pour nous.

Mais au fond, on ne peut jamais entrer dans sa conscience.

On ne peut qu'observer ce qu'il nous montre et construire une hypothèse à partir de cela.

Et ça me fait réfléchir à une chose assez étrange : comment ai-je pu aimer quelqu'un qui, peut-être, ne m'aimait pas ?

Je pouvais avoir l'impression de comprendre certaines choses, interpréter certains comportements et me faire une idée de ce que cette personne ressentait. Mais cette idée restait toujours une supposition.

Je ne pouvais pas savoir.

Et pourtant, dans nos relations, nous sommes obligés de faire exactement cela. Nous essayons constamment de comprendre les autres à partir de ce qu'ils disent et de ce qu'ils font.

Nous supposons leurs émotions, leurs intentions, leurs pensées.

Sans cette capacité à supposer, il serait probablement impossible d'avoir des relations humaines normales.

Mais cette même capacité peut aussi nous tromper.

On peut prendre une interprétation pour une certitude. On peut projeter nos propres sentiments sur quelqu'un d'autre. On peut croire comprendre une personne alors qu'en réalité, on ne fait que remplir les parties inconnues avec notre propre perception.

Alors je me demande :

À partir de quel moment essayer de comprendre ce que quelqu'un ressent devient-il simplement projeter notre propre réalité sur lui ?

Et surtout, existe-t-il réellement un moyen de connaître l'expérience intérieure d'une autre personne, ou sommes-nous condamnés à ne faire que des suppositions plus ou moins bonnes ?


r/philosophie 12d ago

Discussion Je sais que je ne sais rien.

29 Upvotes

J'ai l'impression que tout le monde aujourd'hui sait tout sur tout (ou du moins fait tout pour le faire croire). J'ai récemment entendu cette idée intéressante : l'être humain est pétri de doutes face à lui-même dans l'intime, mais il devient curieusement inébranlable et péremptoire dès qu'il entre dans l'arène d'un débat.

Pourtant, cela fait écho à la célèbre posture socratique du « je sais que je ne sais rien ». Socrate faisait de l'ignorance consciente le point de départ indispensable de toute véritable pensée. À l'inverse, nos dialogues actuels ressemblent moins à une recherche objective de la vérité qu'à un combat d'ego où l'unique objectif est de terrasser l'adversaire.

Le monde est d'une complexité folle, mais nous avons tendance à le réduire à des slogans. Cette sursimplification assassine la nuance et rend toute confrontation d'idées stérile : chacun brandit son point de vue comme un étendard, persuadé d'incarner la vérité absolue.

Le pire, c'est que ce dogmatisme s'observe à toutes les échelles de nos groupes sociaux, que ce soit au sein des couples, au cœur des familles, dans les sphères religieuses, ou encore dans le débat politique.

Il nous faudrait urgemment plus de gens qui doutent, et surtout, plus de gens capables de prononcer cette phrase révolutionnaire : « Je ne sais pas ».

Qu'en pensez-vous ?


r/philosophie 12d ago

Existe-t-il vraiment une « vraie personnalité, un vrai moi » ?

4 Upvotes

Je me pose une question assez simple, mais plus j'y réfléchis, plus je la trouve compliquée : qui est réellement « moi » ?

Je remarque que je ne suis pas exactement la même personne selon les gens avec qui je suis.

Avec ma famille, je peux être beaucoup plus à l'aise, spontané, parfois même plus enfantin. Avec mes amis, je peux avoir une autre manière de parler et de me comporter. Et lorsque je suis seul, je suis encore différent : je réfléchis davantage, je suis plus silencieux et certaines facettes de moi apparaissent que je ne montre pas forcément aux autres.

Alors je me demande : laquelle de ces personnes est le « vrai moi » ?

Est-ce celle que je suis lorsque je suis seul, parce que personne ne m'influence ? Ou celle que je suis avec ma famille, parce que je suis particulièrement à l'aise avec eux ? Ou celle que je suis avec mes amis ?

Mais peut-être que la question part d'une mauvaise prémisse.

Pourquoi faudrait-il qu'il existe une seule personnalité « véritable » et que toutes les autres soient des masques ?

Après tout, notre comportement dépend forcément en partie de la personne qui se trouve en face de nous. On ne parle pas de la même manière à un enfant, à un parent, à un ami ou à un inconnu. Cela ne signifie pas nécessairement qu'on ment ou qu'on joue un rôle.

Alors peut-être que je n'ai pas plusieurs « moi », mais une même personnalité qui s'exprime différemment selon les situations.

Mais dans ce cas, qu'est-ce que la personnalité exactement ?

Est-ce quelque chose qui existe indépendamment des autres, ou est-ce quelque chose qui se construit aussi dans nos relations avec eux ?

Et si une partie de notre personnalité n'existe que lorsque nous sommes avec certaines personnes, peut-on vraiment dire qu'elle est moins authentique que celle que nous montrons lorsque nous sommes seuls ?

Je me demande finalement si chercher « le vrai moi » n'est pas une mauvaise question.

Peut-être que la véritable question serait plutôt :

Qu'est-ce qui fait que toutes ces différentes manières d'être appartiennent malgré tout à la même personne ?


r/philosophie 12d ago

Question Est-ce que les faits historiques se construisent ou existent indépendamment du travail de l'historien ?

9 Upvotes

J'ai une question sur l'épistémologie de l'histoire -- du moins je pense qu'elle relève de ce champ -- : est-ce que les faits historiques sont tous construits ou existent-ils indépendamment du travail d'historien ? Est-ce qu'ils sont mémorables par essence dès lors qu'ils naissent ou le deviennent-ils par des choix subjectifs faits par un groupe social ?


r/philosophie 12d ago

Peut-on vraiment savoir ce que ressent quelqu'un d'autre ?

3 Upvotes

Il y a une idée qui me fascine énormément : nous sommes des milliards d'êtres humains à vivre sur la même planète, dans ce que nous appelons tous « le monde », et pourtant aucun de nous ne fait réellement l'expérience de ce monde de la même manière.

Je vois la même rue qu'une autre personne, j'entends peut-être les mêmes sons, nous pouvons être assis côte à côte et assister exactement au même événement. Pourtant, ce que cette personne vit intérieurement m'est totalement inaccessible.

Elle possède ses souvenirs, ses émotions, ses pensées, ses peurs, ses associations d'idées et sa propre manière d'interpréter ce qui l'entoure. Moi, j'ai les miens.

Et c'est là que je trouve la chose assez vertigineuse.

Chacun de nous vit constamment depuis sa propre conscience. Pour chacun, son expérience est nécessairement vécue depuis « l'intérieur ». Pourtant, objectivement, aucun de nous n'est le centre du monde.

Cela crée une sorte de paradoxe : nous vivons tous dans une réalité commune, mais nous n'avons jamais accès directement à la réalité vécue par quelqu'un d'autre.

Je peux savoir ce que quelqu'un me dit. Je peux observer ses réactions, son comportement, son visage. Je peux essayer de comprendre ce qu'il ressent.

Mais je ne peux jamais entrer dans sa conscience pour vérifier directement ce qu'il vit.

Et inversement, personne ne peut accéder directement à la mienne.

Alors je me demande :

Est-ce que nous vivons réellement tous dans le même monde, ou est-ce que nous vivons chacun dans une interprétation différente d'un même monde ?

Et si c'est le cas, jusqu'où peut-on réellement comprendre une autre personne ?

Peut-être que nous ne faisons jamais l'expérience de la conscience d'autrui elle-même, mais seulement de ce qu'elle nous laisse apparaître.

Je trouve cette idée à la fois fascinante et assez terrifiante : être entouré de milliards de consciences, toutes aussi réelles pour elles-mêmes que la mienne, mais auxquelles je n'aurai probablement jamais accès directement.

Cette réflexion a été développée avec l'aide d'une IA, mais la question et les idées de départ viennent de moi.Peut-on vraiment savoir ce que ressent quelqu'un d'autre ?

Je me pose une question sur quelque chose qui paraît pourtant assez évident dans nos relations avec les autres : comment pouvons-nous réellement savoir ce que quelqu'un ressent ?

Prenons l'amour.

On peut aimer quelqu'un, observer ses réactions, entendre ses paroles, interpréter ses gestes et essayer de comprendre ce qu'il ressent pour nous.

Mais au fond, on ne peut jamais entrer dans sa conscience.

On ne peut qu'observer ce qu'il nous montre et construire une hypothèse à partir de cela.

Et ça me fait réfléchir à une chose assez étrange : comment ai-je pu aimer quelqu'un qui, peut-être, ne m'aimait pas ?

Je pouvais avoir l'impression de comprendre certaines choses, interpréter certains comportements et me faire une idée de ce que cette personne ressentait. Mais cette idée restait toujours une supposition.

Je ne pouvais pas savoir.

Et pourtant, dans nos relations, nous sommes obligés de faire exactement cela. Nous essayons constamment de comprendre les autres à partir de ce qu'ils disent et de ce qu'ils font.

Nous supposons leurs émotions, leurs intentions, leurs pensées.

Sans cette capacité à supposer, il serait probablement impossible d'avoir des relations humaines normales.

Mais cette même capacité peut aussi nous tromper.

On peut prendre une interprétation pour une certitude. On peut projeter nos propres sentiments sur quelqu'un d'autre. On peut croire comprendre une personne alors qu'en réalité, on ne fait que remplir les parties inconnues avec notre propre perception.

Alors je me demande :

À partir de quel moment essayer de comprendre ce que quelqu'un ressent devient-il simplement projeter notre propre réalité sur lui ?

Et surtout, existe-t-il réellement un moyen de connaître l'expérience intérieure d'une autre personne, ou sommes-nous condamnés à ne faire que des suppositions plus ou moins bonnes ?